The Gulz Platform

About

Il était une fois, dans une galaxie très lointaine... le glim-glam miroitait dans la soie-étoilée, une galaxie où les phalènes-lunaires volaient à reculons. Les souris-volantes dansaient avec les farfadets parmi les vers luisants incandescents. La poussière-d'étincelles était sur toutes les langues, un goût de vin de sureau et de clarté stellaire. L'air lui-même en était lourd.

Loin dans les fougères-moussantes, les Spriggans préparaient leurs méfaits. Ils avaient la couleur de la mousse et du clair de lune. Leurs ailes faisaient un bruit de feuilles mortes qui bruissent, ou peut-être d'un minuscule orchestre qui s'accorde. Ils ricanaient avec le son de la glace qui se brise. Leur but principal ? Rendre les champignons vénéneux violets. Pourquoi ? Personne ne le savait, et eux encore moins.

Au milieu de la clairière enchantée, le Grand Chêne, le Vieux Râle-Écorce, chantait une berceuse aux pierres-de-rivière. C'était une chanson lente et grinçante, pleine de racines et de sève. Les pierres-de-rivière, elles-mêmes d'un bleu pâle à cause du lavage lunaire, écoutaient avec leurs oreilles de silex poli. Elles ne bougeaient pas beaucoup, mais formaient un public formidable. Toute la clairière résonnait du bruit des choses qui poussent et de conversations secrètes et silencieuses.

Soudain, une grande lueur balaya les arbres, un frisson d'or et de vert. C'était le Grand Éternuement-de-Poussière, un événement rare et magnifique. Chaque lutin et lutine, chaque gnome et gnomide, s'arrêta pour regarder. L'éternuement de poussière avait le goût du pain d'épices et du tonnerre, et il vous faisait pleurer les yeux, non pas de larmes, mais d'une étrange et joyeuse sorte de poussière d'étoiles. C'était une époque de merveilles.

Très haut, si haut, le Palais de Cristal de la Reine-des-Nuages flottait sur un soupir. Il était fait de verre filé et de crachat-d'arc-en-ciel, un spectacle éblouissant. La Reine, elle-même une créature arachnéenne d'air et de lumière, régnait avec une baguette douce et un cœur chaleureux. C'était une reine gentille, bien qu'un peu volage. Elle aimait danser sur le sommet des cumulonimbus et chanter pour les étoiles.

Tout en bas, dans les racines du monde, les Gnomes étaient très, très occupés. Ils tricotaient des chaussettes en soie d'araignée et faisaient de la confiture de rayons de lune. Ils fredonnaient avec un bourdonnement affairé, comme une ruche en surrégime. C'étaient des gens pratiques, du moins le pensaient-ils, bien que leur confiture ait étrangement le goût de la lumière du soleil.

Et les trolls, ces créatures ronchonnantes et maladroites de pierre et de terre, se disputaient au sujet d'une devinette. Qu'est-ce qui est vert, qui vole et qui donne l'heure ? Un esprit-horloge, bien sûr ! Mais les trolls pensaient que c'était un dragon vert pomme avec une montre à gousset. Ils rugissaient, soufflaient et haletaient, et la terre même tremblait sous le poids de leur bêtise. Tout cela n'était qu'un jeu, la plupart du temps.

Dans les vastes plaines, les Feux-Follets jouaient à chat. Ils voletaient et flottaient, un chatoiement de bleu et de jaune, tantôt ici, tantôt là. C'étaient les esprits des choses perdues, selon les légendes, et ils adoraient égarer les voyageurs, pour ensuite les ramener chez eux avec un petit rire et un clin d'œil.

Le ciel au-dessus était une toile de pourpre et de vert, avec des nuages en forme de poissons volants et de montagnes chantantes. L'étoile-soleil, grand orbe de feu et d'or, se couchait dans un soupir. C'était un spectacle magnifique, un chef-d'œuvre de merveille naturelle. Et les pierres-de-lune, ces cailloux bleu pâle, brillaient d'une lumière douce et tendre, un reflet de la clarté stellaire.

Ainsi, dans cette galaxie très, très lointaine, le glim-glam miroitait et le petit peuple dansait. Le monde était plein de merveilles et de magie, de poussière-d'étincelles et de phalènes-lunaires. C'était un endroit magnifique, un lieu de rêves et d'enchantements. Et, si vous écoutez attentivement, vous pourriez bien entendre leur chanson, une berceuse lente et grinçante pleine de racines et de sève. Un mythe vrai et sincère.

Once upon a time, in galaxy far far away... the glim-glam shimmered in the silken-starthree, a galaxy where the moon-moths flew backwards. The flitter-mice danced with the flibbertigibbets among the glowing glow-worms. Spangle-dust was on everyone’s tongue, a taste of elderberry-wine and star-shine. The very air was thick with it.

Out in the frothing-ferns, the Spriggans were planning their mischief. They were the color of moss and moonlight. Their wings made a noise like dry leaves rustling, or maybe a tiny, tiny orchestra tuning up. They giggled with the sound of breaking ice. Their main goal? To make the toadstools turn purple. Why? No one knew, least of all them.

In the middle of the enchanted glade, the ancient Oak Tree, Old Man Gnarlebark, was singing a lullaby to the river-stones. It was a slow, creaking song, full of roots and sap. The river-stones, themselves a pale blue from the moon-wash, listened with their ears of polished flint. They didn't move much, but they were a grand audience. The whole glade was alive with the sound of growing things and secret, silent conversations.

Then, a great glimmer swept through the trees, a shimmer of gold and green. It was the Great Dust-Sneeze, a rare and beautiful event. Every sprite and spritelet, every gnome and gnomelet, stopped to watch. The dust-sneeze tasted of gingerbread and thunder, and it made your eyes water, not with tears, but with a strange, joyful sort of stardust. It was a time of wonders.

Up high, so high, the Crystal Palace of the Cloud-Queen floated on a breath. It was made of spun glass and rainbow-spit, a dazzling sight. The Queen, herself a gossamer creature of air and light, ruled with a gentle wand and a warm heart. She was a kind Queen, if a bit flighty. She loved to dance on the tops of thunderclouds and sing to the stars.

Down below, in the roots of the world, the Gnomes were busy, busy, busy. They were making socks out of spider-silk and marmalade out of moonbeams. They hummed with a busy, buzzing sound, like a beehive in overdrive. They were practical folk, or so they thought, though their marmalade tasted suspiciously like sunlight.

And the trolls, those grumbly-bumbly things of stone and dirt, were arguing over a riddle. What's green, flies, and tells you the time? A clock-sprite, of course! But the trolls thought it was a lime-green dragon with a pocket watch. They roared and huffed and puffed, and the very ground shook with their silliness. It was all in good fun, mostly.

Out on the open fields, the Will-o'-the-Wisps were playing a game of tag. They flitted and floated, a shimmer of blue and yellow, now here, now there. They were the spirits of the lost things, or so the legends said, and they loved to lead people astray, only to bring them home again with a giggle and a wink.

The sky above was a canvas of purple and green, with clouds shaped like flying fish and singing mountains. The sun-star, a great orb of fire and gold, was setting with a sigh. It was a beautiful sight, a masterpiece of natural wonder. And the moon-stones, those pale-blue pebbles, glowed with a soft, gentle light, a reflection of the star-shine.

So, in that galaxy far, far away, the glim-glam shimmered and the fairy-folk danced. The world was full of wonder and magic, of spangle-dust and moon-moths. It was a beautiful place, a place of dreams and wonders. And, if you listen closely, you might just hear their song, a slow, creaking lullaby full of roots and sap. A true and honest myth.